En Russie et en Ukraine, le recrutement à marche forcée de combattants

Alors que le conflit ukrainien est entré dans une nouvelle phase depuis le 5 novembre, date de l’élection de Donald Trump à la tête des Etats-Unis, la soutenabilité de l’effort de guerre de Moscou contre Kiev fait l’objet de toutes les attentions. Si le Kremlin a complètement réorienté son économie au service de son industrie de défense, afin d’assurer son endurance militaire, particulièrement en matière de munitions, il est une ressource dont la Russie – comme l’Ukraine – peine toujours à assurer la continuité, c’est celle des combattants. Une pression contribuant aux surenchères du président russe, Vladimir Poutine, s’inquiètent les observateurs.

« Depuis le début de la guerre en Ukraine, le temps est du côté de la Russie. Moscou a une population plus nombreuse que Kiev, une économie plus importante. Dans une guerre d’attrition, cela compte », résume Joris Van Bladel, spécialiste des affaires militaires russes et associé senior à l’Institut Egmont, en Belgique. « Mais la Russie n’a pas non plus des ressources illimitées. Donc, on assiste aussi actuellement à une concurrence dans la gestion du temps », souligne M. Van Bladel, auteur d’un livre à paraître en février 2025, intitulé Land van het Grote Sterven. Hoe Rusland de Westerse Logica Tart (« le pays des grands sacrifices. Comment la Russie défie la logique occidentale », Prometheus, non traduit).

Côté russe comme côté ukrainien, le nombre de morts et de blessés est un sujet extrêmement sensible, et aucun chiffre précis n’a jamais été diffusé. Mais, d’après une étude publiée en novembre par l’Institut français des relations internationales (IFRI), ces pertes, dites « irréversibles », c’est-à-dire les morts, les disparus et les blessés graves, ne cessent d’augmenter. Entre mars 2022 et octobre 2023, les pertes russes seraient ainsi passées de 231 par jour à plus de 600, soit plus du double. Et, depuis novembre 2023, elles approcheraient le millier par jour, d’après Yuri Fedorov, auteur de l’étude de l’IFRI bâtie à partir de recoupement de données en source ouverte. Mercredi 4 décembre, Anna Tsiviliova, vice-ministre russe de la défense, a annoncé que le ministère avait effectué 48 000 tests d’ADN, afin d’identifier des soldats disparus.

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