Affaire du lycée Bayen à Châlons-en-Champagne : la lanceuse d’alerte entame une grève de la faim

Marie-Pierre Jacquard, lanceuse d’alerte du lycée Bayen (Marne), mènera une grève de la faim devant le rectorat d’Aix-en-Provence où elle réside désormais. Depuis l’affaire Pascal Vey, soupçonné de viols et d’agression sexuelles, l’enseignante dit ne plus avoir d’affectation professionnelle.

La rentrée sera lourde de sens pour la lanceuse d’alerte du lycée Bayen à Chalons-en-Champagne. Marie-Pierre Jacquard, toujours sans information sur son avenir professionnel, entamera une grève de la faim devant le rectorat d’Aix-en-Provence ce lundi 1ᵉʳ septembre 2025.Cette professeure d’EPS avait participé il y a maintenant quatre ans  à l’époque professeur de français et co-directeur de la section cirque.  Son suicide avait mis fin à la procédure judiciaire en décembre 2023, mais l’affaire est loin d’être réglée aux yeux des victimes, ainsi que pour Marie-Pierre Jacquard qui se dit « fatiguée, et face à un mur qui refuse d’assumer ses actes et ses erreurs, mais aussi qui refuse de nous nous réhabiliter, les victimes, et moi-même. »

 raconte avoir depuis été contrainte de muter à Marseille en août 2024, usée par une pression morale au travail. À ce jour, elle affirme ne s’être vue proposer que des affectations provisoires en tant que remplaçante en EPS. « Je passe d’un poste à profil en arts du cirque qui me passionnait à une affectation provisoire sur un an. Je n’ai pas d’affectation définitive ressemblant de près ou de loin à ce que j’avais avant ».  Un sentiment d’abandon qui a sévèrement pâti sur son état de santé, dénonce-t-elle. « Malgré le fait que mon état de santé le nécessite, je n’ai pas eu de réponse positive à un placement en longue maladie. »À cela s’ajoute une instabilité financière, puisque Marie-Pierre Jacquard indique ne gagner plus que la moitié de son salaire depuis six mois. « J’ai besoin de me reposer, de retrouver une sérénité financière et de pouvoir me projeter sur un poste correct et définitif. Non pas provisoire », affirme-t-elle. « Sans réponse d’ici là, et suite au préavis déposé en préfecture, j’entamerais une grève de la faim à partir de lundi 1ᵉʳ septembre 2025  devant le rectorat d’Aix-en-Provence. » Elle s’engage à ce que cette action reste strictement pacifique et à respecter les consignes des autorités compétentes.